Livre : Michael Tolliver est vivant
“Michael Tolliver lives“, d’Amistead Maupin paru en 2007 est disponible en français depuis avril 2008. Septième volet de la saga des “Chroniques de San Francisco” il lève un poids pour tous les fans du 28 Barbary Lane : Michael n’est pas mort. Il a survécu à tout, au SIDA, à la drogue … et même au passage au XXIe siècle.
Tout le monde aime Michael :
Tout le monde n’a pas lu les Chroniques de San Francisco; mais cela peut changer.
Tout le monde n’aime pas les Chroniques de San Francisco; il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
Tout le monde aime Michael Tolliver. Il est toujours de bonne humeur, il est sympa avec tout le monde, il est à l’écoute des autres, il aime faire la fête et il est à la recherche du grand Amour… après avoir découvert ce personnage tout le monde est homophile.
C’est ça qui est génial dans les chroniques. Le personnage principal, semble-t-il, c’est Mary Ann Singleton. Une petite naïve jeune fille de Cleveland, qui débarque à San Francisco dans les années 70 et qui va amener le lecteur à découvrir le côté underground de cette époque dans la ville emblématique de la révolution sexuelle.
Tout le monde doit aimer Mary Ann. Mais voila Mary Ann est très coincée et met plusieurs tomes à se laisser vivre. Et au lieu de devenir une san franciscaine cool, elle devient une femme très active et un peu trop carriériste.
Après 6 tomes, et même avant, tout le monde déteste Mary Ann. Le tome 6, qui semblait être le dernier pour les fans, laissait partir Mary Ann Singleton à New York en quittant mari et enfant… Personne n’aime Mary Ann !
Pour l’auteur, cependant “Michael Tolliver lives” n’est pas la suite des chroniques. Amistead Maupin explique lors des interviews que pour lui la vraie suite sera “Mary Ann in autumn”. Un roman sur lequel il travaille en ce moment. Que c’est dur d’attendre !
Petit résumé :
Les six premiers tomes des Chroniques de San Fancisco (réédités en deux volumes, en 2006, aux éditions de l’Olivier) narraient les aventures mouvementées de la très spéciale “famille” de célibataires du 28 Barbary Lane, à San Francisco, durant les mythiques années 70 et 80.
Dans ce dernier épisode – qui peut se lire indépendamment du reste – nous retrouvons Michael Tolliver. Il a rencontré Ben, l’amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter son homosexualité. Lorsque la mère de Michael tombe malade, c’est pourtant lui qu’elle appelle à ses côtés en Floride. À San Francisco, sa mère spirituelle, Anna Madrigal, tombe dans le coma. Il est alors confronté à un dilemme : doit-il accompagner dans ses derniers instants cette mère qui l’a tant rejeté ou rester auprès d’Anna ?
Petite revue de presse en français :
Livres Hebdo – Jean-Claude Perrier (14 mars 2008)
“[...] Armstead Maupin poursuit dans la veine de ce qui a fait son succès : un mélange d’impudeur et de d’histoires de midinettes, un cocktail d’humour et de gravité, avec ce côté politiquement correct et compassionnel si insupportable chez pas mal d’Américains.”
Le point – Frédéric Ferney (10 avril 2008)
“‘Michael Tolliver est vivant’ cumule des saveurs qui ne sont qu’à soi, le sens épique et la dérision avec une intime douceur. Ce roman du temps retrouvé et de l’amour retrouvé appartient à la veine picaresque, dans une version gay et dévergondée qui masque de longs chagrins.”
Lire – Baptiste Liger (Avril 2008)
“Avec son franc-parler légendaire, (Armistead Maupin) parle avec un humour corrosif de la sexualité (gay ou pas) à l’heure du Net, du couple, des mentalités inconciliables ou de l’écoulement du temps et des angoisses qui y sont accolées.”
Encore plus :
Les chroniques de San Francisco à la télévison :
“Les chroniques de San Francisco”, ou “Tales of the city”, “More tales of the city”, “Further tales of the city” (1993-2001)
Les Chroniques de San Francisco sont au départ des chroniques publiées dans le quotidien San Francisco Chronicle et écrites par Armistead Maupin dès 1976. Elles sont ensuite compilées en six volumes et connaissent un succès mondial immédiat. Les trois premiers volumes ont été adaptés à la télévision. Si les livres dépeignent à merveille une époque et un changement de mentalité, San Francisco n’est pas beaucoup décrit. C’est la ville où tout se passe, le berceau de cette révolution culturelle; mais elle n’est pas sacralisée. Dans la série, tournée en studio, on a de jolis plans décors : La Coit tower est souvent visible depuis les fenêtres de la maison, ils prennent les cable-cars pour se promener. On voit aussi Grace cathedral et le musée de la Légion d’Honneur, lieux où se déroulent des scènes importantes du roman. (En France la série n’a été diffusée que sur Téva et PinkTV)
Voir toutes les séries qui se passent à San Francisco
Entretien avec Armistead Maupin – Michael Tolliver est vivant (L’Olivier, avril 2008)
Par Anza | 19 May 2008
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