Grossesses comparées : le premier rendez-vous
Cet article n’est pas une enquête de fond et un comparatif absolu sur les différences et les similitudes entre une grossesse en France et une aux Etats-Unis mais simplement les notes sur l’expérience d’une Française ayant vécu une grossesse en France, à Paris, et une grossesse américaine à San Francisco.
Dans les deux cas les bébés naissent à l’hôpital : Saint-Antoine, pour la première, et California Pacific Medical Center, pour la seconde. En France les hôpitaux sont publics mais et aux Etats-Unis privés. En France la sécurité sociale vous permet d’accoucher où vous le souhaitez, aux USA tout dépend de votre plan santé.
Dans les deux cas, le bébé a été souhaité mais, ni pour l’une ni pour l’autre, aucun rendez-vous chez un gynéco n’avait été pris avant donc pas de pression, pas de courbe des températures…
Ainsi les deux fois, je pars acheter mon test de grossesse comme une grande dans ma pharmacie habituelle à Paris et dans mon Walgreens dans le second cas. Aux Etats-Unis, les tests de grossesses sont placés dans les rayons du magasin à côté des tampons et des boites de préservatifs. On peut passer dix minutes dans le rayon à bien choisir son test (petite croix, écriture digitale du résultat…) et on évite d’avoir à le demander à haute voix devant une queue de clients aux oreilles grandes ouvertes.
Du test à la prise de rendez-vous :
Le test est positif, je fonce donc, dans les deux cas, à l’hôpital où je veux (pour Paris), où je dois (pour San Francisco) accoucher.
Paris :
On me calcule ma date d’accouchement présumée et on me fixe un rendez-vous pour mes deux mois de grossesse. Je serai suivie par l’hôpital à partir de cette date. On me demande d’aller chez mon gynéco habituel le plus vite possible. C’est lui qui prescrira ma première échographie.
A l’hôpital je serai suivie par un médecin différent ou par une sage-femme chaque mois et n’aurai pas vu mon accoucheur avant.
Je vois donc ma gynéco parisienne dans la semaine qui me confirme qu’avec une telle poitrine je ne peux être qu’enceinte. Elle me prescrit ma première écho (à faire à 12 semaines) et me donne rendez-vous dans 9 mois (n’étant pas obstétricienne elle ne suivra pas du tout la grossesse).
San Francisco :
On me dit d’aller sur le site web de l’hôpital pour trouver un gynéco travaillant avec l’hôpital et de le choisir selon les critères qui m’intéressent (proximité de la maison, parlant français…).
Je serais suivie toute ma grossesse par le même gynéco mais il ne m’accouchera pas forcement.
Je choisis mon gynéco donc sur internet en prenant bien soin de vérifier que sa photo m’inspire confiance. En effet sur le site de l’hôpital chaque médecin a sa fiche particulière, photo, parcours, langues parlées et spécialités.
Il me donne rendez-vous pour mes deux mois de grossesse.
Le premier rendez-vous : Rendez-vous du 2ème mois de grossesse :
Paris :
Je tombe sur un médecin très sympa qui me dit qu’à vue de nez (à touché de ventre) je n’attends pas de jumeaux. Pas d’échographie, à l’hopital les visites sont simples : test d’urine, passage sur la balance, puis examen du col de l’utérus et du bas-ventre. Vite fait bien fait je repars avec un rendez-vous pour le mois prochain (entre-temps j’aurai eu ma première échographie dans un établissement indépendant) et une première prise de sang.
San Francisco :
Je suis accueillie par l’assistante du gynéco, elle relève mon poids, ma taille… et me donne une robe en papier d’hôpital ainsi qu’une grande serviette en papier. Je dois me déshabiller, mettre la robe et utiliser la serviette pour me cacher quand le gynéco devra soulever la robe pour toucher le ventre. En me changeant, seule, en attendant l’arrivée du gynéco je ris un peu de la situation et me dis qu’effectivement même là les américians ont réussi à mettre du puritanisme. Le gynéco arrive me pause quelques questions puis m’examine. Il me fait aussi une mini écho pour établir plus précisément la date prévue de l’accouchement et constate qu’il n’y a qu’un embryon. Il me donne une image du petit pois que j’ai dans le ventre, ressort de la salle pour me laisser m’habiller et me demande de le retrouver dans son bureau. Là il me donne un gros livre sur l’accouchement, me prescrit ma première écho (à faire dans un cabinet extérieur), une prise de sang et des vitamines. Je repars avec un rendez-vous pour dans un mois et une très bonne impression. La pudeur placée dans ce rendez-vous me convient finalement vraiment. Je ne ris plus de la façon de faire américaine, l’expérience a été parfaite.
Voir aussi :
- Le deuxième rendez-vous et la première échographie
- Troisième et quatrième rendez-vous, deuxième échographie
Suite au prochain numéro !
Par Anza | 6 novembre 2008

