6 janvier 2011 : l’épiphanie à la française
L’Epiphanie est fêtée le 6 janvier, soit 12 jours après Noël.
Cette date correspond à l’arrivée des rois mages mais aussi un miracle des noces de Cana (jour ou le Christ changea de l’eau en vin) et surtout au baptême du Christ par Jean le Baptiste.
Le terme “épiphanie” est issu du grec et signifie “apparition”.
On attendra le 6 janvier pour placer les trois rois mages dans la crèche familiale.
La galette des rois :
La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée “part du pauvre” ou “part de Dieu et de la Vierge”, était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

La fève dans la galette des rois remonte au temps des Romains. C’est une fève blanche ou noire qui était déposée pour les scrutins. Au début de janvier, les saturnales de Rome élisaient le roi du festin au moyen d’une fève. Si la tradition est d’origine religieuse, elle est devenue une tradition familiale où on se rassemble pour découper la fameuse galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi … et choisira sa reine.
En Angleterre, comme en Bourgogne, anciennement, on préférait former un couple “d’occasion” en mettant dans la galette une fève et un petit pois.
Dans de nombreux pays ou région du sud, la galette est remplacée par une couronne en brioche.
La première part est toujours la “part du pauvre” était désignée par le plus jeune enfant de la famille.
Il y avait aussi la “part des absents” – le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n’était pas rentré.
La part était rangée dans la huche jusqu’à leur retour, une façon tendre de dire “on a pensé à vous”. S’il se gardait longtemps, sans s’émietter et sans moisir, c’était un bon présage.
Recette de galette des rois à la frangipane :
Pour 6 personnes
Préparation : 15 min
Cuisson : 25 min
* 2 pâtes feuilletées
* 3 oeufs
* 100 g d’amandes en poudre (3.5 onces)
* 100 g de sucre (3.5 onces)
* 1 cuillère à soupe de farine
* 70 g de beurre ramolli (2.5 onces)
* 1 cuillère à soupe de rhum (ou kirsch)
* 1 cuillère à soupe de lait
* extrait d’amande
* 1 fève (aux Etats-Unis on mettra un haricot sec… pour cause de peur de procès)
Préparez la frangipane : battez les oeufs avec la poudre d’amandes, l’extrait d’amande, le beurre et le sucre.
Ajoutez la farine et l’alcool choisi.
Déroulez la pâte feuilletée sur une plaque, étalez la frangipane et déposez la fève.
Couvrez la galette avec la deuxième pâte. Soudez les bords avec un peu d’eau ou de blancs d’oeufs si nécessaire.
Badigeonnez le dessus de la galette avec un peu de lait, à l’aide d’un pinceau. Enfournez 20 à 25 min dans le four préchauffé à 200°C (390°F).
Servez tiède ou froid.
Un peu d’histoire :
Venus d’Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l’étoile qui les guida jusqu’à Bethléem.
Ils y trouvèrent l’enfant Jésus, qui appelèrent le “Nouveau Roi des Juifs”.
Quand ils le découvrirent dans l’étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s’agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l’or, de la myrrhe et de l’encens.
L’origine des Rois mages est aujourd’hui encore obscure. On les dits savants, riches et errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l’imaginaire qui enveloppe Noël.
Pour l’Evangile, ils arrivèrent de l’Orient. Peut être viennent ils tout simplement du mystérieux pays d’où sont originaires les Saintes Maries de la Mer et qui porta longtemps le nom d’Egypte.
Au Ier siècle il fut déjà décidé de donner primauté à la naissance du Christ plutôt qu’à l’Epiphanie.
Pendant des siècles les chrétiens d’Orient célébrèrent la Nativité le jour de l’Epiphanie. Les Arméniens du Caucase le font encore aujourd’hui.
Encore actuellement, en Espagne ce sont les Rois mages qui apportent les cadeaux à l’Epiphanie et non à Noel. Les Rois Mages sont bien plus importants dans le coeur des enfants espagnols que le Père Noël et le 6 janvier est l’occasion d’une grande fêtes et de défilés dans les rues espagnoles.
La symbolique des cadeaux des rois mages à Jésus : l’or de Melchior célébrait la royauté, l’encens de Balthazar la divinité et la myrrhe (résine odorante fournie par un arbre d’Arabie, le balsamier) de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l’homme à venir sous les traits de l’enfant.
Et si le Père Noël était un Roi mage ?
Une légende russe raconte qu’il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l’enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu’il rencontre en cours de route.
Par Anza | 4 January 2011
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